Tuesday, 13 August 2013

Dazzling performance of Sonya in Rigoletto at Arena di Verona

Here you can watch and listen a dazzling performance of Sonya Yoncheva of "Tutte le feste" from Rigoletto.


Sunday, 21 July 2013

Review: Sonya Yoncheva as Poppea in Monterevdi's "L'incoronazione di Poppea"


Young Bulgarian soprano Sonya Yoncheva more than holds her own as a determined, irresistibly tantalizing Poppea.  A woman with Hollywood starlet looks and curves, Ms. Yoncheva has engagements as Donizetti’s Lucia and Verdi’s Violetta on her horizon, and her Poppea might be viewed as a study for both rôles.  Spinning out golden tones from start to finish, it is hardly astonishing that her Poppea should so captivate Ottone or so arouse Nerone.  Costumed like a Jean Harlow vixen, Ms. Yoncheva exudes sex appeal, her hold on Nerone developing as surely as though she were Salomé performing the Dance of the Seven Veils before Herod.  Physical beauty, alert acting, and capable singing are rarely as absorbingly combined in a single performance as in Ms. Yoncheva’s Poppea.  Perhaps Monteverdi intended his portrait of Poppea as a sly commentary on the power of a pretty seductress to triumph over goodness, her misdeeds forgiven and forgotten as soon as she smiles.  In Poppea’s toying with Nerone and Ottone, her triumph might also be interpreted as a victory of lust over love, though here, too, a musical problem is encountered: ‘Pur ti miro, pur ti godo,’ the concluding duet for Poppea and Nerone, though almost certainly not the work of Monteverdi (modern scholarship suggests the little-remembered Benedetto Ferrari as the most likely candidate for having composed both the music and the text), is unabashedly beautiful.  If truly not the work of Monteverdi, it was almost certainly appended to L’Incoronazione di Poppea either by the composer himself or with his blessing [the duet is present in autograph materials of both the Venice and Naples versions of the opera], so it is possible that the apparent celebration of the triumph of scheming, the text of the duet ripe with subtle sexual undertones, was at least partially intentional.  Ms. Yoncheva’s and Mr. Cencic’s voices intertwine like a lovers’ embrace in the duet, closing the opera in an atmosphere of relative dramatic calm and sensual release.  Visually and musically, Ms. Yoncheva leaves nothing to be desired, her performance as Poppea the proper centerpiece of a potent account of Monteverdi’s opera.


www.operatoday.com 

Saturday, 20 July 2013

Interview in French with Sonya Yoncheva

Sonya gave an interview, in French, for Opera Theatre d'Avignon.
A great insight into the character of Juliette and new upcoming projects.


INTERVIEW // SONYA YONCHEVA, soprano
Juliette dans ROMÉO ET JULIETTE, Gounod

- QUE PENSEZ-VOUS DE CETTE ŒUVRE DE GOUNOD ?
Je pense que c’est une œuvre d’un grand romantisme, et le rôle de Juliette l’un des plus beaux rôle du répertoire. L’histoire est malheureusement toujours d’actualité ! Car enfin ces deux enfants qui s’aiment profondément et qui ne peuvent vivre ensemble à cause de leur familles respectives qui se déchirent, c’est d’une grande violence !
Juliette est la seule héritière du Comte Capulet. Sa famille l’a promise au Comte Pâris, sans savoir qu’elle est profondément éprise de Roméo Montaigu. Et cette toute jeune fille de 15 ans, ne rêve que d’être unie à lui par les liens sacrés du mariage.

- PARLEZ-NOUS DE VOTRE PERSONNAGE…
Le rôle de Juliette est mythique ! Imaginez-vous une jeune fille de 15 ans, terriblement amoureuse, et tout à coup, tout va basculer pour elle, en très peu de temps. Ils vont tous deux se rencontrer se découvrir, s’aimer, devoir se séparer et mourir d’un amour fou ! Gounod a voulu que Juliette gagne sa majorité.

- Y-A-T'IL DES DIFFICULTÉS À INTERPRÉTER CE RÔLE ?
C’est pour moi une prise de rôle. Je ne trouve pas de difficulté particulière à interpréter ce rôle de Juliette, bien moins que celui de Traviata par exemple, dont la présence vocale est très importante. Gounod nous laisse des moments où on chante dans le medium.
Au début de l’ouvrage, tout est léger. Elle est très jeune, elle veut vivre, s’amuser. La partition change après la scène d’amour, dans la chambre, son caractère change ; et sa voix également ! Elle devient alors « soprano lyrique ». Même le fameux « air du poison » n’est pas si difficile. C’est un air très théâtral. Juliette est devenue femme. Elle est désespérée par la perte de Roméo et elle a envie de mourir à cause de cet amour impossible ! Elle voit des fantômes, des visions, un peu comme Lucia dans sa folie…
Gounod est un musicien extraordinaire, il me permet de jouer avec les couleurs de la partition, de ne pas être « surexposée », et j’ai la chance d’avoir à mes côtés, Florian Laconi, un Roméo très expérimenté ! Il y a quatre duos interminables mais très beaux. Florian a la grande intelligence de me laisser la place pour m’exprimer et je l’en remercie vivement. Ce qui n’est pas toujours le cas avec d’autres partenaires !

- ET VOS PROJETS ?
Je vais interpréter La Traviata dans le monde entier, à Covent Garden, à l’Opéra National de Paris, la Scala, Vienne, Munich, Las Palmas. Mais aussi Lucia di Lammermoor à Paris l’automne prochain, et la prise de rôle de Gilda, dans Rigoletto. J’ interprèterai aussi, Iolanta et Antonia dans Les Contes d’Hoffmann et La Bohème à Covent Garden, New-York et Amsterdam ; Micaela dans Carmen à Covent Garden, Les Huguenots à Berlin, Castor et Pollux au Théâtre des Champs-Elysées et j’ai la grande chance, à l’invitation de Raymond Duffaut, de chanter Carmina Burana à Orange l’été prochain.

Friday, 19 July 2013